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Biographie

 

Je suis né le 26 mai 1990, à Saint-Martin d’Hères, dans l’agglomération grenobloise.

Issu d’une famille nombreuse d’origine italienne et espagnole, mes parents sont durant mon enfance propriétaires d’un magasin de fruits et légumes, intelligemment baptisé « Teddy Fruits »… 

« Océanographe… Footballeur… »

Aussi loin que je me souvienne… j’ai toujours adoré le cinéma mais je n’ai pas toujours voulu être acteur. Non…

Ma première ambition était de travailler au contact des dauphins et d’exercer le métier d’océanographe. Projet très rapidement avorté quand j’ai compris que ma peur de croiser un jour la route d’un requin allait m’empêcher de plonger le moindre orteil en haute mer… Et même si Luc Besson aura un jour des mots rassurants envers moi « Ce sont les requins qui ont peur de toi », je trouve que les images de Steven Spielberg sont plus convaincantes… Rien ne vaut une bonne piscine.

Il ne m’est cependant pas difficile de renoncer à ce projet puisque m’anime en parallèle un autre rêve, bien plus fort, celui de faire carrière dans le football.

Un rêve qui me poursuivra jusqu’à mes 16 ans, âge auquel le cinéma a véritablement débarqué dans ma vie.

« …Acteur »

Enfant, la soirée parfaite était clairement identifiée pour moi : Vidéoclub, Pizza, Coca-Cola. Et si vous êtes un homme de ma génération, vous êtes sans doute en train de retenir vos larmes à l’heure actuelle…

Mes premiers amours cinématographiques étaient fait à base de Sylvester Stallone (Saga des Rocky, Tango&Cash), Jean-Claude Van Damme (Bloodsport, Kickboxer), Robin Williams (Jumandji, Madame Doubtfire), et j’en passe…

Et puis, il y avait aussi « le cinéma de Papa et Maman ».

Ayant grandi au royaume de la VHS avec un père qui allait même jusqu'à connecter deux magnétoscopes pour copier les cassettes du vidéoclub, des acteurs comme Louis de Funès ou encore Jean-Paul Belmondo sont quasiment devenus des membres de ma famille.

Mais la véritable bascule s’est faite pendant mes années lycée. Une période où je me suis mis à dévorer tous les films qui se trouvaient chez moi. Une période où je décide de passer le concours d’entrée au conservatoire de Grenoble. Seul candidat n’ayant jamais fait de théâtre dans ma vie auparavant, je suis admis à ma grande surprise. Une année compliquée cependant, nourrie d’un fort sentiment d’infériorité et de boules au ventre incessantes.

Une année qui s’achèvera par mon rejet du conservatoire avec les mots bienveillants de mon professeur « Je pense que ce sera très difficile pour toi de faire ce métier… »

Sorti du conservatoire, mais ayant obtenu mon Bac ES au rattrapage, je commence une licence d’Art du Spectacle en Octobre 2008 que je termine en Novembre 2008, après avoir fait l’expérience de « la vie étudiante ».

Je trouve dans la foulée un emploi de facteur pour pouvoir mettre de l’argent de côté et partir vivre à Paris.

« Je me voyais déjà… »

Je déménage donc à Paris durant l’été 2010 avec celle qui deviendra ma femme sept ans plus tard. Un déménagement qui s’effectuera en train, avec pas moins de huit valises et une paire de tongs Havaianas aux pieds. C’est beau l’insouciance quand on a vingt ans… J’arrive tout de même à Paris, les épaules ensanglantées par les lanières et avec une tong qui s’est cassée en cours de route.

Ainsi démarre mon aventure parisienne.

Bien que je me vois être en haut de l’affiche en trois ans maximum, le concours d’entrée des prestigieux cours Florent m’effraie. On a tous nos contradictions…

Je me rabats donc sur un cours situé dans le 10è arrondissement s’intitulant « Actor’s Studio Paris » et ne nécessitant qu’un simple entretien en guise d’admission…

Je resterais deux années dans cette classe. Deux années où mes compétences d’acteur n’auront pas grandement évolué mais qui m’auront néanmoins servi à explorer la méthode de l’Actor’s Studio et le travail d’acteur comme Marlon Brando, James Dean, Paul Newman, Al Pacino, Robert De Niro, et bien d’autres encore. Malgré le manque de substance de ce cours, je ne regrette pas de l’avoir découvert car c’est véritablement à cette période que je suis tombé amoureux de ce métier.

« Premier électrochoc… »

C’est en 2012 que j’intègre pour la première fois le cours de Mr. Jack Waltzer, professeur américain et membre de l’Actor’s Studio. L’électrochoc est brutal…

Non seulement je découvre des acteurs extraordinaires avec une véracité dans le jeu que je n’avais vu jusqu’alors que dans de grands films, mais sont également mis en lumière toutes mes lacunes, mes blocages et le chemin qu’il me reste à parcourir.

Ayant néanmoins le sentiment d’avoir trouvé « ma cam », j’enchaîne les stages avec ce professeur pendant cinq ans entre Paris et Londres.

« On aimerait te revoir… »

Professionnellement parlant, mes premières années parisiennes sont très compliquées artistiquement. Non seulement je ne décroche pas le moindre rôle pendant six ans, mais bien pire que cela je crois que le nombre d’audition que j’ai passé se compte sur les doigts d’une main, peut-être deux… Alors comme beaucoup de mes petits camarades, j’occupe divers emplois alimentaires.

Tour à tour vendeur de nappes puis de chaussures pour femmes aux Galeries Lafayette, facteur dans le 11ème arrondissement, facteur dans le 1er arrondissement, puis facteur de Gérard Depardieu dans le 6ème arrondissement, j’ai aussi été cet homme essayant de vous vendre des cours de guitare dans la rue et que vous essayez d’esquiver par tous les moyens.

L’année 2016 change néanmoins la donne en ce qui me concerne.

Je fais mes débuts sur les planches au théâtre de Nesle à Paris dans une création engagée écologiquement, écrite et mise en scène par Philippe Bréham et s’intitulant « Ascenseur pour le 5ème ciel ». Puis au cinéma, dans le long-métrage indépendant « Noise », écrit et réalisé par Jérémy Laval où j’interprète le rôle secondaire d’Ivan, le bras armé d’une organisation criminelle.

Par la suite, j’auditionne pour le rôle d’un boxeur pour une journée de tournage sur le Prime de Noël de « Plus Belle La Vie ». Je reçois un coup de téléphone quelques jours plus tard de la directrice de casting : « Ça ne l’a pas fait pour le rôle du boxeur, mais on aimerait te revoir pour un autre rôle. Deux mois de tournage. »

Casting, callback, je décroche le rôle de Doumé Verdi, jeune corse fraichement sorti de prison et prêt à tout pour révolutionner le milieu marseillais.

« Plus Belle La Vie » restera pour moi une expérience, certes frustrante artistiquement à cause du rythme de tournage effréné (deux prises maximum pour les tournages en studio), mais au combien formatrice, enrichissante et vectrice de belles rencontres.

« Retour aux sources »

En 2017, des choix personnels me font revenir vivre à Grenoble. Un déménagement que j’effectuerais cette fois-ci en camion et avec des baskets aux pieds…

Suite à « Plus Belle La Vie », j’obtiens en 2017 le rôle principal dans un clip musical du groupe de rock alternatif Merge sous la direction de Janek Tarkowski.

Puis je décroche l’année suivante trois rôles à la télévision dans « La Guerre des Trônes » une série documentaire-fiction présentée par Bruno Solo où j’interprète le Duc Henri de Guise, s’ensuit le téléfilm « Amours à Mort » dans le rôle de Gaston Thouvenin, l’auteur d’un crime passionnel pendant la seconde guerre mondiale ou encore dans « Petits Secrets en Famille » sous les traits de Milo Mataliva, personnage espiègle en apparence mais souhaitant avant tout préserver le secret et l’homosexualité de son frère.

2018 verra également mon retour sur un plateau de cinéma devant la caméra de Gérard Bitton et Michel Munz dans « La Vérité si je mens ! Les débuts » où j’interprète cette fois-ci Richard, riche héritier et concurrent direct du jeune Patrick Abitbol dans le cœur de Marie-Laure Exelmans.

La fin d’année 2018 marquera aussi l’arrivée de mon fils, que je ne quitterai qu’un an plus tard pour me rendre au Festival du Film d’Austin aux Etats-Unis en présence de l’équipe du film « Noise » qui obtiendra le prix du public.       

La crise sanitaire éclate cinq mois plus tard. Je parviens néanmoins à décrocher un rôle dans le long-métrage « Suprêmes » d’Audrey Estrougo où je donne la réplique à Théo Christine le temps d’une altercation viril. 

J’intègre en parallèle une troupe d’acteurs amateurs dirigée par Christopher Mitchell, un metteur en scène londonien expatrié dans la capitale des Alpes. Le jeu se fait exclusivement en anglais et deux comédies entrent rapidement en chantier. Les répétitions commenceront au théâtre avant de se poursuivre en ligne et les représentations verront quant à elles le jour l’année suivante. Il y aura dans un premier temps « WOW » où j’interprète Jake, un tueur à gage New-Yorkais à la recherche de sa cible sur un bateau de croisière. Puis « Out of Touch » où je serais cette fois Mr Dean, un anglais rigide et hyperactif qui sera finalement démasqué et contraint de dévoiler son passif de criminel. 

Ces deux pièces seront jouées au théâtre de l’Atelier à Grenoble, respectivement en Juillet et en Octobre 2021.